Vélo électrique vs vélo normal

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Les citadins sont de plus en plus nombreux à opter pour le vélo pour effectuer leurs déplacements quotidiens, que ce soit par conviction écologique, pour gagner du temps ou bien pour l’effort physique. Autre facteur moteur dans cette explosion cycliste, le vélo électrique contribue à démocratiser la pratique auprès d’un nombre toujours croissant d’utilisateurs. Mais alors quelles sont les différences entre un vélo normal et un vélo électrique ? Réponse en 5 points.

Les différences techniques

Vélo normal et vélo électrique ne sont pas fondamentalement opposés techniquement. Le fonctionnement général reste identique avec un guidon, des leviers de freins, des commandes de dérailleur, un pédalier et des freins.

Côté freinage on retrouve systématiquement des freins à disque sur les vélos électriques alors que les freins à patins sont encore très répandus sur les vélos classiques. Les freins à disques sont beaucoup plus puissants et réactifs que leurs ancêtres à patins et sont donc parfaitement adaptés aux accélérations vives des vélos à assistance électrique (les VAE ou VTTAE).

C’est sur la balance que la différence entre les deux types de cycles se fait le plus sentir. Le poids d’un vélo électrique se situe en moyenne entre 17 et 25 kg quand un vélo de ville sans assistance pèse au grand maximum 15 kg. Cette différence de poids s’explique par la présence du moteur et de la batterie sur les vélos électriques.

Enfin, on retrouve au guidon des VAE un petit ordinateur de bord permettant de contrôler le niveau de charge de la batterie et d’ajuster la puissance de l’assistance électrique.

L’expérience de conduite


Equipé de son moteur électrique le VAE permet de décupler les forces de son pilote. Une aide idéale pour transporter des enfants ou des charges sans fournir d’efforts trop importants. On voit d’ailleurs désormais de plus en plus d’artisans se déplacer avec des vélos utilitaires à assistance électrique, réduisant ainsi leur impact écologique et simplifiant également leurs déplacements.

Le positionnement du moteur du VAE va largement influer sur l’expérience de conduite. Le moteur peut ainsi être placé à plusieurs endroits de la machine : dans la roue avant, dans la roue arrière ou encore dans le pédalier.

Le moteur monté dans la roue arrière procure une sensation de propulsion au cycliste, proche de la sensation d’un vélo mu par la force de son pilote. Le moteur monté dans la roue avant équipe le plus souvent les modèles d’entrée de gamme grâce à sa simplicité technologique. Ainsi positionné, le moteur va alourdir la direction de la machine et procurer une sensation de traction peu intuitive qui peut même s’avérer désagréable sur chaussée humide ou sur des gravillons.

Avec un moteur dans le pédalier le vélo à assistance électrique est très maniable puisque le moteur est positionné au niveau du centre de gravité du vélo. Plus avancés techniquement que les moteurs roues, les moteurs de pédalier disposent de capteurs de couple qui adaptent l’assistance selon la puissance fournie par le cycliste, garantissant ainsi un pilotage dépourvu d’à-coups. Les vélos équipés de moteurs centraux sont les plus onéreux à l’achat.

Le vélo classique quant à lui offre un comportement qui varie essentiellement selon la forme de son cadre. Les vélos de ville, aux cadres arrondis offrent une position relevée très confortable pour les déplacements urbains. Avec leur cadres à la géométrie hybride entre VTT et vélo de sport, les vélos tout chemin procurent une sportivité accrue appréciable pour des trajets dont la durée excède les 5 km.

La maintenance et la réparation

vélo électrique
VAE et vélo traditionnel partagent de nombreuses caractéristiques et les éléments à maintenir sont identiques entre les deux montures. Ainsi, il est important de vérifier régulièrement la pression des pneus en respectant les recommandations du constructeur.

Une chaîne et un dérailleur s’encrassent rapidement et leur mauvais entretien peut entraîner une usure prématurée voire une casse. En fonction de la fréquence d’utilisation on veillera donc à dégraisser et à lubrifier régulièrement ces éléments.

Les freins d’un vélo électrique doivent faire l’objet d’une attention toute particulière car ils sont très sollicités par les accélérations répétées. Ces opérations de maintenance sont très simples et peuvent être effectuées par le cycliste lui-même. La batterie d’un VAE est plutôt robuste. On veillera surtout à respecter les cycles de charge et à la retirer et à la stocker à l’abri de la lumière en cas de non utilisation prolongée du VAE ou du VTTAE.

En revanche, la maintenance du moteur est à faire réaliser chez un professionnel pour garantir la qualité du travail. De même, une révision annuelle effectuée chez un vélociste est une très bonne habitude à prendre, qu’il s’agisse d’un vélo traditionnel ou d’un VAE.

La vitesse

Pas de miracle avec le vélo électrique, il faudra tout de même pédaler ! L’avantage de cette assistance est de permettre d’atteindre une vitesse de croisière “honnête” sans les efforts nécessaires avec un vélo normal. C’est d’ailleurs l’un des principaux avantages pour les personnes qui se rendent au travail à vélo et qui ne souhaitent pas arriver transpirants au bureau.

En revanche, le mythe du vélo électrique beaucoup plus rapide que le vélo normal est à relativiser puisque l’assistance au pédalage est bridée à partir de 25 km/h pour respecter la réglementation européenne. Les utilisateurs de vélo électrique circulent en moyenne à une vitesse de 19 km/h quand les cyclistes traditionnels atteignent 15 km/h.

Sur un trajet de quelques kilomètres, le trajet maison-travail à vélo se situant en moyenne entre 3 et 4 km, le gain de vitesse offert par le VAE ne fait en réalité gagner que quelques dizaines de secondes face à un vélo traditionnel. Qu’il soit assisté ou non, le vélo permet toutefois de se déplacer à la même vitesse qu’une voiture, sans les inconvénients de bouchons, de stationnement et de pollution ou qu’un bus, et sans les problèmes de bouchons et de retard.

La réglementation

Vélo électrique vs vélo normal
Compte-tenu de leur puissance et du fait qu’ils soient équipés d’un moteur, les VAE doivent obligatoirement être homologués par un organisme certifié mais doivent également respecter la norme NF EN 15194+A1. Au niveau national, des règles spécifiques aux vélo électriques s’appliquent :

  • L’assistance ne peut avoir lieu que lors du pédalage, et doit se couper lorsque le cycliste ne pédale pas. Une exception existe pour l’aide au démarrage à condition de ne pas dépasser 6 km/h.
  • L’assistance doit être interrompue à 25 km/h maximum.
  • La puissance maximum du moteur ne peut dépasser les 250 watts.

En cas de non respect de l’un de ces points, le VAE risque d’être classé dans la catégorie des cyclomoteurs, rendant obligatoire le port d’un casque, l’immatriculation et l’assurance du véhicule.

Vélo classique et vélo électrique partagent ensuite plusieurs obligations. Dans le commerce, tout vélo vendu doit ainsi :

  • Être réglé et monté.
  • Être vendu avec sa notice imprimée.
  • Disposer d’un appareil avertisseur et être équipé de dispositif de signalisation visuelle et d’éclairage.
  • Être équipé de systèmes de freinage indépendants qui agissent chacun sur l’une des deux roues.

Il n’existe pas de de limite d’âge pour conduire un vélo électrique puisque aux yeux de la loi, il n’y a pas de différence entre vélo normal et vélo électrique. De la même façon, les règles de circulation sont les mêmes pour les deux types de bicyclettes.

Pour rappel, ils sont autorisés à emprunter les voies de circulation routières comme les pistes cyclables et la circulation sur les trottoirs est évidemment interdite. Enfin, et même s’il n’est pas obligatoire pour les cyclistes de plus de 12 ans, le port du casque est très fortement recommandé.

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